On le sait, pour avancer professionnellement, il faut parfois prendre des risques et sortir de sa zone de confort. Hélas, cela ne se fait généralement pas sans périodes de doutes et d’anxiété. Les deux dernières années m’ont amené de grands défis professionnels et j’ai pris l’habitude de me demander si la peur n’influençait pas parfois certaines de mes actions. Nous entretenons toutes des peurs, petites ou grandes, qui peuvent à certains moments nous guider sans que nous en ayons réellement conscience. La peur de l’inconnu, de l’échec, du jugement négatif des autres, de parler en public n’est que quelques exemples de peurs pouvant interférer avec notre cheminement professionnel.

 La peur est une émotion intense que nous ressentons face à un danger (réel ou irréel) et il existe différentes façons d’y réagir.

Éviter les situations qui nous rendent inconfortables

C’est tellement satisfaisant à court terme ! On est immédiatement soulagé de l’inconfort physique et psychologique découlant de nos peurs. Plus besoin de subir les malaises d’un cocktail dinatoire en solo en ne s’y présentant tout simplement pas ou encore mieux, plus besoin de se stresser en refusant l’offre de présenter en anglais dans un colloque. Génial ! À long terme toutefois, le fait d’éviter certaines situations nous laisse statiques et habitées par des idées du genre « j’aurais dont dû ». Il est facile de justifier nos comportements d’évitement autrement que par la peur (je n’aime pas ce genre d’activité après les heures de bureau, une telle est plus qualifiée pour parler devant un public, etc.), ainsi ce comportement peut rapidement passer inaperçu si on ne prend pas le temps de s’observer.

Reconnaître et accepter ses peurs

Comme je l’ai fait à plusieurs reprises dans les derniers mois, il est impérial de s’arrêter pour s’observer. Reconnaître que l’on vit avec des peurs, c’est le premier pas. L’accepter et ne pas se juger est le second. Maintenant, lorsque vous ferez face à votre envie d’éviter, vous vous laisserez moins facilement berner par vos propres justifications sophistiquées. Vous pourrez vous poser la vraie question : est-ce que j’évite parce que j’ai peur ou parce que cela ne correspond pas à ce que je veux entreprendre dans ma vie ?

Je vous invite à vous demander ce qui est réellement important pour vous professionnellement et personnellement et à vous imaginer comment la personne que vous voulez devenir agirait conformément à ces éléments. Une fois que cela sera clair pour vous, la peur ne disparaîtra pas par magie. Elle sera toujours bien présente, mais vous aurez la conviction que l’action à entreprendre vaut la peine même si la peur vous accompagne.

 

 Photo: Ashley Medekwe