#ACGIRL: AMIRA BOUTOUCHENT

#ACGIRL: AMIRA BOUTOUCHENT

1. Parle-nous de ton parcours personnel. Je suis née et j’ai grandi en Algérie. J’ai suivi le cursus normal de l’école publique algérienne. J’ai ensuite étudié à l’École Supérieure d’Informatique d’Alger où j’ai eu mon diplôme d’ingénieur d’état en informatique, option systèmes informatiques. C’est en 2012 que j’arrive à Montréal en tant qu’étudiante étrangère pour faire une maîtrise en management à HEC Montréal. À la fin de mes études, je n’ai pas suivi le chemin “normal”; celui de se trouver un travail classique et similaire aux étudiants de ma promotion. J’ai eu la chance d’avoir un professeur et mentor qui m’a poussé à me lancer en affaires, seule. Il m’avait, en parallèle, proposé un projet de recherche qui me correspondait bien et qui me fit découvrir plus en détail le monde des affaires dans mon pays d’origine, mais surtout au Québec. Le projet consistait à écrire des cas stratégiques sur des entreprises dynamiques et c’est comme ça que je suis tombée dans le monde industriel. 2. Qu’est-ce que BRIDGR et qu’est-ce qui t’a poussée à te lancer en affaires? Je me suis toujours impliquée dans plusieurs projets dans le monde entrepreneurial, en organisant des événements sur ce thème ou en encourageant l’entrepreneuriat chez les jeunes. Ce monde a toujours été le mien et ce fut naturel pour moi de me lancer aussi. Je ne me voyais tout simplement pas faire autre chose ! J’ai eu du mal à commencer au début et c’est pour cette raison que j’ai postulé au Founder Institute à Montréal. Au stade où j’en étais, le programme d’incubation était arrivé à point nommé pour me...
#ACGIRL: JULIETTE BRUN, JULIETTE & CHOCOLAT

#ACGIRL: JULIETTE BRUN, JULIETTE & CHOCOLAT

1. Parle-nous de ton parcours personnel.  Française mais née au Brésil, j’ai parcouru le monde avant de m’installer à Montréal pour faire des études en gestion et finances à McGill. Après avoir obtenu mon diplôme, plusieurs boulots s’offraient à moi, mais l’envie de me lancer en affaires dans le domaine de la restauration primait. Je décide donc de suivre ma passion – et ma dent sucrée- et d’ouvrir un restaurant atypique où les desserts, mais plus particulièrement le chocolat, seraient à l’honneur. Après un petit détour par la France pour acquérir les connaissances nécessaires en chocolaterie, pâtisserie et me perfectionner dans l’art des crêpes, j’ouvre le premier Juliette & Chocolat à Montréal en 2003, sur St-Denis. Près de 15 ans plus tard, beaucoup de travail, et maintenant 8 Fabriques, mon parcours personnel est toujours aussi intimement lié à mon parcours professionnel. Maman de 5 enfants (oui, oui), je travaille au quotidien avec mon conjoint Lionel, également directeur des Juliette & Chocolat. Nous veillons ensemble au développement de notre entreprise tout en assurant le bonheur de nos enfants. Disons que l’équilibre travail-famille est au cœur de notre quotidien! Si vous me croisez dans une Fabrique, j’aurai certainement mon petit dernier dans les bras pendant un meeting. 2. D’où t’es venu cette passion pour le chocolat?  Vous connaissez le dicton : « 9 personnes sur 10 aiment le chocolat, la 10e ment ». Comme beaucoup de gens, j’adore le chocolat ! Mon enfance a été bercée par la douceur de cet ingrédient réconfortant. Ainsi, mes journées commençaient par un bon bol de chocolat chaud, ma maman venait me chercher à l’école avec comme goûté une baguette...
#ACGIRL: JOHANIE VIGNEAULT, JOHANIE CRÉATIVE

#ACGIRL: JOHANIE VIGNEAULT, JOHANIE CRÉATIVE

Je m’appelle Johanie Vigneault et je viens de Sept-Îles. Ça fera bientôt 7 ans que je suis à Montréal et avant ça, j’ai habité deux ans à Québec et un an à Londres. Toute ma famille y habite encore, mais mettons que ça fait un petit bout que j’ai quitté ma Côte-Nord! Bricoleuse depuis toujours, je suis passionnée par la création de petites choses cute depuis le plus loin que je me souvienne. J’ai touché un peu à tout ce que peuvent comprendre les loisirs créatifs, donc pas besoin de vous dire que mon inscription sur Pinterest a changé ma vie. Non mais genre, littéralement. À un tel point que, diplôme universitaire en poche et une expérience de travail en actuariat plus tard, j’ai décidé de mettre les chiffres de côté et de tenter ma chance (pour la première fois de ma vie, enfin!) dans un domaine créatif. J’ai alors travaillé en événementiel pendant un an et demi tout en m’inscrivant au certificat en démarrage d’entreprise aux HEC. Je ne savais exactement ce que je voulais lancer, mais disons que j’ai toujours eu le rêve de partager ma passion pour la création. C’est donc la fin d’un contrat en événementiel en septembre 2015, le temps des fêtes qui approchait et mon fil Instagram qui commençait à attirer l’attention qui ont été les conditions propices (et franchement imprévues!) pour que Johanie les Biscuits voit le jour. Par contre, au retour des fêtes en janvier 2016, et près de 3 000 biscuits plus tard, je ne savais pas trop où je voulais m’en aller avec tout ça. J’ai alors été sélectionné...
#ACGIRL: Dominique Dunn, fondatrice de WellDunn

#ACGIRL: Dominique Dunn, fondatrice de WellDunn

Si on m’avait demandé il y a 5-10 ans où je serais aujourd’hui, j’aurais répondu: Dominique Dunn, biochimiste, créatrice d’une théorie quelconque… J’étais le genre d’étudiante qui avait d’excellents résultats sans effort incroyable. Donc, j’ai fait mon cégep en sciences nature. Ça me semblait tellement logique. J’ai poursuivi mon chemin en commençant un BAC en biochimie pour finalement n’assister qu’à 50% de mes cours. Je réussissais, mais je n’avais aucun intérêt. Pourtant, j’étais là pour une raison puisque c’est une amie dans mon programme qui m’a transmis sa passion de créer des bijoux. En 2011, j’ai quitté Québec pour finalement étudier en sexologie à Montréal. Une fois arrivée à Montréal, j’ai commencé à faire des bijoux pour le fun, à en vendre à mes amies et à leurs amies ainsi qu’à l’école de danse de ma mère. Les gens avaient beaucoup d’intérêt pour mes bijoux. J’ai donc décidé de partir une page Facebook et l’ami de mon chum, programmeur, m’a gentiment créé un site Web. Un moment charnière pour mon entreprise est sans hésiter le printemps érable, en 2012. Cette grève étudiante m’a permis de mettre plus d’énergie sur WellDunn et de remettre en perspective mes intérêts professionnels. J’ai décidé de lâcher mon BAC en sexologie pour un AEC en graphisme. Eh oui, encore pas décidée la fille! Cette formation m’a menée vers un stage chez TVA et à l’agence Codmorse qui m’ont fait réaliser qu’une job avec des heures traditionnelles où on me disait quoi et comment faire, ce n’était pas pour moi du tout. Pourquoi alors ne pas travailler à ma façon pour faire évoluer mon projet? C’est depuis...
#ACGIRL: JULIE MORIN-DUMAIS

#ACGIRL: JULIE MORIN-DUMAIS

Cette semaine, on rencontre Julie Morin-Dumais, propriétaire de la ligne de bikinis June Swimwear, qui nous prouve que persévérer malgré les nombreux obstacles, peut rapporter gros. AC: Quel est le plus gros défi que tu as dû surmonter depuis les débuts de June? Julie: Je dirais que le plus gros obstacle que j’ai eu à surmonter depuis le début de June fut les deux premières années de la compagnie alors que tout était à construire, lorsque la compagnie était encore embryonnaire et que je n’avais rien de tangible à montrer autre que mes maillots. J’avais peu de visibilité et c’était difficile d’avoir l’air crédible à côté des multinationales à gros budget marketing. J’ai essuyé plusieurs refus; autant d’acheteurs de boutiques qui ne voulaient aucunement me rencontrer, que des  banques qui ne voulaient pas me prêter de fonds (n’ayant rien à mettre en garanti), que des fournisseurs qui ne voulaient pas me vendre leurs produits n’ayant pas un assez gros volume à commander. Ce qu’il faut comprendre c’est que ces trois éléments sont intimement reliés pour la croissance d’une entreprise. Ça prend des ventes pour obtenir du financement à la banque, ça prend des ventes pour augmenter le volume de matières premières et ça prend un bon financement pour pouvoir produire la collection ainsi que les éléments promotionnels qui feront connaitre la compagnie et ainsi augmenter l’intérêt des acheteurs. Il faut que les étoiles s’alignent pour que tous ces éléments avancent en même temps. Bref, j’ai dû aller chercher la confiance de plusieurs personnes, une à la fois, soit en me déplaçant pour aller les rencontrer, soit en les appelant. Je...
#ACGIRL: GENEVIÈVE RIVARD

#ACGIRL: GENEVIÈVE RIVARD

«Se lancer en affaires. Non pas tout de suite. Ce n’est pas le bon moment. Tu ne pourras pas y arriver.» Et si…? Et si jamais…? Si j’avais pu dire tout ce que je sais maintenant à la Geneviève qui avait si peur de se lancer, mon Dieu qu’elle se serait sauvé tout un poids sur ses épaules! Cela fait déjà un an et demi que j’ai quitté mon emploi stable dans un salon réputé de coiffure où j’y ai offert mes services pendant 5 ans. J’ai quitté en juillet 2015. Depuis le décès de mon père en 2010, je ressentais une espèce d’urgence de vivre, de peur de ne pas avoir le temps de faire tout ce que j’ai toujours voulu accomplir. Il était lui-même entrepreneur et je suis certaine que d’avoir eu un papa qui travaillait à son compte m’a toujours montré que c’était possible de ne pas avoir de patron et de faire les choses à sa manière. Maintenant que j’y pense, il m’a certainement influencée sans même que je ne m’en rende compte. Quelques mois après son départ,  je me suis mise à chercher des possibilités de carrière, car l’endroit où je travaillais ne me convenait plus. Pendant deux ans j’ai cherché et cherché et c’est finalement au printemps 2015 que j’ai décidé que j’allais me lancer en affaires. Voici ce que j’aurais aimé dire à la Geneviève qui n’était pas encore entrepreneure: Des défis, des déceptions et des bons coups, tu en auras. Les bons coups tu vas les aimer et en être fière. Reste accrochée au positif, c’est ce qui t’amènera loin dans...